samedi 1 mai 2021

Les photos tirent leur révérence le 29 avril 2021

 Ainsi font font font, après plus de trois mois à tenir l'affiche, les insolites au féminin, au masculin, en couples, bien chaussés, fatigués, déguisés, rassasiés, photographiés dans la nature ou les villages traversés, trois petits tours et puis s'en vont...

Vous devez en avoir ras la casquette et comme la semaine prochaine, le 3 mai plus exactement, les choses évoluent dans le 'bon sens' chacun va reprendre petit à petit le cours normal de sa vie, aussi je laisse la plume aux différents groupes de marcheurs qui iront par jauge de six, tout en respectant les gestes barrières mais sans limitation de distance ni autorisation en attendant des jours meilleurs, et pourrons nous conter leurs nouvelles aventures.

Parlons peu mais parlons bien :

Je mets fin au télétravail,  la clef sous la porte et rends mon tablier

Tu reprends le flambeau et du poil de la bête

il, elle arrête de se la couler douce et de bailler aux corneilles, le confinement va prendre fin

nous continuons à faire preuve d'une grande résilience

vous  laissez tomber le distanciel pour le présentiel, que diantre, réveillez-vous !

ils, elles attrapent la balle au vol et profitent de ce revirement de situation.

Je ne peux tourner la page, sans vous offrir quelques dernières perles assez insolites, rappelez-vous :

En Suisse, lors d'une randonnée sans fin, un vrombissement assourdissant nous a fait lever les yeux et quelle ne fut pas notre surprise de voir surgir à l'horizon un char en manœuvre, il faut dire que nous longions un terrain militaire. Plus loin nous avons même découvert un atelier, vue l'heure avancée il était déjà déserté de ses ouvriers, où sont traitées les feuilles de tabac  avant séchage. Aux alentours du Chasseral, une descente à ski a même été improvisée sur les restes d'un névé au milieu des crocus blancs et des jonquilles.

Eh les filles, vous avez viré vote cutie ? bras dessus, bras dessous, les yeux pas en face des trous ou fagotées comme l'as de pique, vous sortez d'où ou vous allez où ?  La Guinguette, vous m'en direz tant, il en faut peu pour être heureux. Ne pas oublier notre Jeanne qui n'en rate pas une pour se rouler dans les blés fraîchement fauchés, elle n'est pas la seule... nous aurions mieux fait de choisir un andain de foin c'eut été plus confortable que les éteules, nous nous rattraperons avec un bain de pieds salutaire.

Nous avons même un podium d'arrivée, où les filles ont su profiter des marches pour se hisser à hauteur d'homme, égalité parfaite si ce n'est le chapeau et je terminerai par une photo improvisée de groupe en souvenir de ces temps anciens...

Virtuellement, je voulais tirer ma révérence sans prévenir, Philippe m'a volé la vedette, il est parti sous d'autres contrées plus ensoleillées, souhaitons lui bon voyage.

Bientôt le 1er mai, fête du muguet, preuve d'amitié et d'amour que nous offrons à Françoise, et fête du travail : 'De temps en temps, il faut se reposer de ne rien faire' Jean Cocteau.

La carte postale du jour.

Michèle


samedi 24 avril 2021

Images insolites dans les villages le 22 avril 2021

 Si nous ne savons toujours pas trop sur quel pied danser, la grenouille ne sait pas trop sur quelle patte sauter : le matin soleil et l'après-midi nous ne pouvons sortir sans nous ramasser une bonne averse. Fort heureusement la bise glaciale est tombée et nous ne sommes pas en sucre.

Et si nous étions dans une année ordinaire, ce jeudi, munis de nos CNI, nous aurions formé un seul groupe pour partir à l'assaut des gorges de l'Areuse dans le canton francophone de Neuchâtel sous la houlette d'Odile. Tout en les longeant, nous aurions admiré leur beauté spectaculaire animée par le bruit tumultueux parfois assourdissant de l'eau qui vrombit d'une cascade à l'autre.

Ce n'est que partie remise et pour pallier tant bien que mal à ces aléas, munis de vos masques,  je vous propose de partir à la recherche de chefs-d’œuvre non pas érigés par dame nature mais par la main de l'homme, artiste à ses heures, à travers hameaux, bourgs, villages...

Pas besoin de se fatiguer à chercher, à l'approche d'une ferme, sur les bords de la route à l'entrée d'un village ou dans les propriétés, vous avez l'embarras du choix, il y en a pour tous les goûts, l'art ça se discute, tu adhères ou non, mais ça ne laisse pas indifférent, les photographes s'en donnent à cœur joie : objets divers et variés, sculptures ou œuvres d'art éphémères, animaux domestiques ou féroces stylisés... Cette dernière catégorie va retenir toute notre attention.

Si la Franche-Comté est connue pour être le berceau de la vache Montbéliarde, principale race productrice de lait à comté dont nous sommes friands et si nous apercevons de nombreux troupeaux et des fruitières lors de nos périples, leurs caricatures sont légion; elle l'est aussi pour le cheval Comtois tout aussi réputé, mais il ne fait pas l'objet d'autant de représentations de la part de nos artistes locaux, ce serait plutôt ' à dada sur mon bidet'.

Le chat y tient aussi une bonne place, qu'il se dore au soleil ou se sauve à notre approche, il décore boite à lettre et portail sans broncher. Le chien aboie, la caravane passe, il a laissé sa niche aux grognons qui se sont appropriés l'endroit. A bon entendeur, salut !

Trop tôt dans la saison pour entendre le brame du cerf qui se manifeste fin août pour atteindre son apogée en septembre, il est difficile à apercevoir, chut chut pas de bruit, le voilà qui pose majestueusement devant nous, sa harde bien à l'abri dans la forêt et si nous avons connaissance d'un programme de protection et de réintroduction de l'ours brun dans notre pays, nous ne pensions pas en apercevoir un par chez nous ! encore moins un éléphant d'Afrique ou d'Asie ? grand herbivore qui semble apprécier nos pâturages.



Au milieu de toute cette ménagerie se prélassent poules et biquettes, indifférentes à tout ce tohu-bohu sous l’œil attentif d'un gardien pas très 'catholique' sensé effrayer les renards à deux pattes. Il va falloir montrer patte blanche si nous voulons poursuivre notre chemin...




La carte postale du jour nous est envoyée par un groupe de 6 marcheurs au départ du fort des Roches, Brisepoutot, passage de la Douleur, source Éléonore, Tour Carré et retour par le crêt des Roches, manque le photographe du jour sur la photo, je vous laisse deviner...

Michele

samedi 17 avril 2021

Les insolites dans la nature le15 avril 2021

 Après les chocolats de Noël puis les chocolats de Pâques, j'en ai englouti plus que ma part je l'avoue, faudrait peut-être penser à éliminer en vue de retrouver la ligne pour l'été. La limite imposée des 10 km ne nous contraint en rien pour faire un minimum d'exercice, messieurs vous avez peut-être une pelouse à tondre, un jardin à bêcher, aux antipodes un chemin à déneiger, mesdames de grâce oubliez le ménage, les carreaux, la poussière, personne ne devrait débarquer à l'improviste, profitez des éclaircies, et ensemble partez à l'aventure dans la forêt toute proche qui vous tend les bras et vous abritera de la bise glaciale.

Comme vous avez du temps, profitez-en, vous y avez droit du lever au coucher du soleil, enfin presque, faudra être rentrés pour 19h, émerveillez-vous devant la nature qui se réveille et reverdit et, à l'instar des enfants qui s'éparpillent dans le jardin à la recherche des chocolats de Pâques, dispersez-vous dans la forêt pour y dénicher les curiosités que la nature nous dispense à foison en toutes saisons.

Pas besoin d'aller jusqu'au sentier des statues à La Sagne en Suisse, tout près de chez vous, au détour d'un bosquet vous allez trouver des chefs-d’œuvre érigés par dame nature dans nos sous-bois, il suffit de les dégoter.  Passez, repassez, observez et face à une souche, un tronc, des racines, un branchage, une pierre, laissez parler votre imaginaire. Vous y verrez un groin, une gueule, un animal plus ou moins réel ou fantastique prêt à fondre sur vous telle une vouivre, et que dire de cette dentelle oubliée au vent ? pour le coup votre imaginaire est tout en émoi ! ouh-ouh, redescendez sur terre, vous n'êtes pas encore rendus, comme diraient nos amis suisses.

Vous côtoierez des arbres majestueux, des arbres tortueux, des arbres aux troncs évidés pour une partie de cache-cache improvisée, si tu n'es pas coincée 'Mimi petite souris, sors de ton trou...', mais aussi des arbres tombés suite à une tempête ou une période de sécheresse où un Racine prend racine au sein de l'immense entrelacs de racines qui offre un cadre original pour une pause atypique. Une haie peut aussi jouer son rôle dans ces  bizarreries qui ne sauraient échapper à l’œil du photographe. 

Se balader en forêt est l'une des meilleures ordonnances naturelles pour lutter contre le stress et booster son énergie, alors ne vous en privez pas. N'hésitez pas, choisissez un arbre, non non ce n'est pas en vous y adossant ainsi que vous en ressentirez les bienfaits apaisants révélés par la médecine verte ou sylvothérapie, il est préconisé de l’enlacer et de le respirer...

Et à propos de la saison des morilles, le 'gars' interviewée à ce sujet, reste très discret sur la question, hier c'était trop sec, aujourd'hui avec les gelées c'est peu probable et demain il vous faudra beaucoup de chance pour en trouver une dans le périmètre alloué, autrement dit, vous avez autant de chance que de trouver une aiguille dans une meule de foin.

Pour terminer en beauté, levez les yeux au ciel, n'ayez crainte ce n'est pas encore aujourd'hui que le ciel va vous tomber sur la tête, et admirez non pas les zébrures blanches laissées par les longs courriers, mais les nuages, jamais pareils qui envahissent l'espace et se jouent de la situation, de la saison, bien souvent à nos dépens avant que le soleil ne se réapproprie l'espace.

La carte postale de la semaine, un bouquet de branchages composé lors de notre sortie en forêt.

Michele













samedi 10 avril 2021

Les insolites de la photo le 8 avril 2021

 En ce début de semaine, l'hiver a prêté son blanc manteau au printemps et nous avons remis bonnet gants et écharpe, sans vouloir plagier Alain, belote et rebelote !  Pas la peine de chercher midi à 14h, si en avril tu fais l'imbécile, en mai loin de faire ce qu'il te plaît, tu resteras à ton domicile. 

Mais revenons à nos moutons, enfin, nos insolites. Parmi les randonneurs, il y a ceux qui fuient les photographes comme la peste, ceux qui vont leur chemin sans s'en soucier et ceux qui jouent avec l'objectif, mais, à l'insu de leur plein gré, ils sont tous un peu photographe : la majorité d'entre-eux se contente d'observer et d'enregistrer instantanément dans leur mémoire vive tout ce qui les intéresse, quelques-uns utilisent leur portable et sélectionnent quelques clichés pour leur archives personnelles, reste une poignée de passionnés qui ne sauraient sortir sans un appareil photo à portée de main, toujours l'esprit en éveil et l’œil aiguisé en recherche permanente d'une prise de vue exceptionnelle ou insolite; à ces derniers, il faut ajouter quelques suppléants, désignés d'office ou volontaires qui vont remplacer au besoin le maître. Je vous laisse en compagnie de ces pros de la photo en pleine action.

Alain a plusieurs flèches à son arc, fan de technique sur ordinateur, il trafique la photo de groupe pour y rajouter la 'bobine' du photographe, à l'occasion il y enlève un fil électrique ou appose un commentaire sur une photo insolite qu'il aura prise genoux à terre avant de recoller au peloton.

Guy prend des risques, bâtons dans une main, appareil photo dans l'autre, mais après qui ou quoi courre-t-il ? un œil sur son GPS et l'autre, bingo, sur une belle morille qui n'a rien à envier à celles ramassées par ces dames, il paraîtrait que c'est la saison...

Hervé, spécialiste des paysages, l'appareil photo vissé autour du cou, il marche souvent en tête de file pour arriver le premier et saisir la magnificence de l'endroit vierge de tout occupant, il se faufile sans bruit mais tel est pris qui croyait prendre, les photographes se piègent mutuellement.

Michèle va réserver sa priorité aux fleurs et aux animaux en particulier aux vaches, elle ne peut passer à proximité d'un troupeau sans le fixer sur la pellicule, elle ne saurait renier ses racines campagnardes, mais pourquoi si haut perchée ? ah la coquine, elle escomptait une glissade voire une chute dont on reparlerait longtemps dans les chaumières, raté, il ne lui reste plus qu'à redescendre sans se casser la 'binette' ce serait le comble.

Chacun tour à tour, avec son humour coutumier et une certaine perspicacité, le photographe va nous replonger avec délice dans ces instants de convivialité via le site qui maintient le lien entre-nous en lieu et place du calendrier purement utopique depuis plusieurs mois et encore plus en ce mois d'avril. Rien ne sert de courir, il faut partir à point.

La carte postale du jour garantie sans truquage, une tache blanche sur un tapis de verdure.

Michèle















dimanche 4 avril 2021

Quand les insolites faisaient bombance le 2 avril 2021

 La nouvelle est tombée hier soir, troisième confinement à partir de samedi et pour tout le mois d'avril, j'aimerais pouvoir vous dire qu'il s'agit d'un 'poisson', mais c'est la triste réalité pour lutter efficacement contre cette troisième vague parallèlement à la campagne de vaccinations, eh oui !nous sommes repartis pour un tour...

Avec le changement d'heure, passant de l'heure dix verres à celle des thés, notre calendrier nous propulse dans les randos à la journée, un vrai flop ! Même si le soleil est toujours là, Alain, faisant preuve de prudence avec juste raison, abandonne sa proposition de sortie, Gérard finalement lui emboîte le pas et y renonce également devant se préparer pour effectuer son retour à la campagne dans les plus brefs délais.

Mais à quand remonte donc notre dernière randonnée à la journée quant nous partions de bon matin par les chemins... ? aux calanques grecques, rappelez-vous c'était il y a plus d'un an.  En ce temps- là, lorsque nous nous retrouvions sur le lieu de rendez-vous, c'étaient embrassades et poignées de mains à gogo, puis photo de groupe, tous bien rapprochés les uns des autres pour tenir dans le cadre et gaiement nous partions pour une journée découverte en toute liberté.

Vers les 10h, pour satisfaire nos petits besoins, se désaltérer ou combler un petit creux à l'estomac, au milieu de nulle part, une première pause allait de soi. Alors apparaissaient comme par magie des boites de fruits secs, des paquets de sucreries diverses où chacun plongeaient les mains sans se faire prier, et c'était reparti jusqu'aux environs de midi en vue d'une collation plus consistante. C'était à la bonne franquette, repas tiré du sac, chacun son manger plus ou moins riche en fonction des restes glanés dans le frigo, son sandwich, sa part de quiche ou sa salade de saison. Que dire de Francine qui déballait son kilo de carottes avec son épluche-légumes ? faudrait tout de mêm pas pousser mémère dans les orties.

Nous nous regroupions alors, au calme d'une petite clairière sur des billes de bois pour profiter du soleil, de la fraîcheur de l'air, de l'odeur de la forêt à la fois subtile, délicate et puissante comme celle des feuilles, des fleurs, des champignons, des résineux, parfois nous nous éparpillions dans les rochers face à un panorama majestueux que nous pouvions admirer tout à loisir ou nous profitions d'une table de fortune et le tour était joué. En cas de mauvais temps, faisant contre mauvaise fortune bon cœur, nous nous abritions alors  dans un hangar agricole voire dans une cabane de chasse, où nous étions priés de laisser l'endroit comme nous l'avions trouvé à notre arrivée. Ce jour-là, ce fût Agnès qui s'y colla sous l’œil attentif d'un inspecteur des travaux finis, à moins qu'il ne prît des leçons pour, à son tour, se saisir du manche, le 'gars' semble s'en sortir correctement, qu'en dis-tu Agnès ? quant à René il est parti pour remplacer l'employé communal...

Mais déjà le chef rappelait à l'ordre sa troupe, un peu d'exercice pour digérer tout ça, il y a encore du chemin à faire, nous n'avions pas l'habitude d'attendre la saint glinglin pour nous remettre en route. En fin d'après-midi, une dernière pause était de rigueur pour partager de délicieuses pâtisseries 'maison' distribuées généreusement avant de s'éparpiller pour vaquer à nos occupations diverses et variées sans aucune contrainte. Ah, la nostalgie du bon vieux temps !

Attention, la semaine prochaine sera froide, nous allons carrément nous cailler, n'oubliez pas le dicton 'en avril ne te découvres pas d'un fil'. Prenez soin de vous.

La carte postale du jour arrive à point pour vous souhaiter un joyeux week-end de Pâques.

Michèle