vendredi 27 novembre 2020

La balade du poète le 26 octobre 2020

 

 Qu'en est-il réellement du bout du monde ? Ne pouvant comme le rat des champs, prendre mon baluchon pour partir en exploration, j'ai demandé par signaux de fumée au rat des villes, de le faire pour nous en remettant à plus tard l'occasion d'y retourner tous ensemble. Soyons rassurés, la ville est bien là, au creux de la vallée, coincée à flancs de collines entre la batterie des Roches et la chaîne du Lomont enguirlandée d'éoliennes qui scintillent sous le soleil. Noël avant l'heure ?

 En pays inconnu, si nous ne voulons pas nous faire semer, nous avons tout intérêt à emboîter le pas de notre compère photographe qui laisse le centre ville et sa grisaille aux voitures pour gagner sa périphérie en grimpant jusqu'au lotissement du 'champ du haut'. Situé en limite de forêt, il nous offre un magnifique point de vue sur la vallée auréolée par le charme d'un été indien qui perdure et magnifiée par un grand ciel bleu. Décidemment pas de chance : en octobre pluie, randos annulées, en novembre soleil mais randos interdites !

 Ayant atteint les limites autorisées, nous sommes contraints de faire demi-tour pour redescendre en direction de la voie ferrée et du collège tout en admirant de part et d'autre de notre chemin,  l'élégance de certains arbustes d'ornement.

 Le plus flamboyant est sans contexte le ginkgo biloba ou arbre aux 40 écus ou abricotier d'argent, qualifié de 'fossile vivant' car apparu avant les dinosaures, reconnaissable en automne à son jaune éclatant par opposition au rouge oranger des prunus ou cerisiers à fleurs, ou encore abricotier rouge, laurier cerise, cerisier du Japon, amandier de Chine... rien que l'évocation de leurs noms nous transporte dans un autre monde bien au-delà de nos frontières, profitons-en !

 Le liquidambar scintille en or rouge feu orange, planté en ligne il compose un magnifique brise-vent, il contraste avec l'arbre pleureur plus trapus et dense qui forme une véritable tonnelle et les herbes de pampa avec leurs hampes florales animées par la moindre brise, sans oublier les pommiers malus très décoratifs tout au long de l'année de par leur fleurs, fruits ou feuillages. Le callicarpe ou arbre à bonbons, très discret se révèle en automne avec ses fruits violet améthyste qui tranchent avec tous ces tons mordorés.

 Nous  poursuivrons en nous empressant de traverser la nationale pour franchir la passerelle qui enjambe le Doubs et remonter le long de la rive jusqu'à la mairie sans cesser d'admirer le spectacle des arbres et du ciel qui se mirent dans l'eau nous faisant oublier le reste du monde et ses aléas.  'l'automne c'est cousu de moments de grâce qui ne durent pas'  J.Boissard.

 Pour terminer en beauté,  le retour se fera tout doux en retournant sur nos pas tout en longeant le  cours du Doubs avant de retrouver notre chez-nous.

 Merci à Alain pour son concours et à Marie-Claude dont les gâteaux cuisent encore au four.

 A la faveur de l'automne et du re confinement, ainsi s'achève l'inventaire de mon arboretum, la semaine prochaine si vous le voulez bien,  je vous embarquerai dans un souvenir d'enfance...

Michèle

















vendredi 20 novembre 2020

On marche moins pour regarder mieux : belle nature le 19 novembre 2020 !

  En automne, les feuillus rivalisent entre eux pour arborer leur plus belle parure qui décline toute une palette de mordoré,  jaune, oranger, brique, pourpre... dont nous ne saurions nous lasser. Le comble, c'est que ce jeudi il pleut, une vraie poisse qui colle aux basques, que le périmètre imposé limité à 1 km tombe comme une sentence et que les heures égrenées au clocher sont un rappel à l'ordre permanent : nous ne pouvons atteindre la forêt et nous y promener en toute quiétude.

 Pour pallier à ces contrariétés, nous allons tout de même repartir par les vergers, où les fruitiers déjà dépouillés de fleurs et fruits sont prêts à affronter l'hiver, pour gagner les pâtures où ici et là, de grands arbres trônent au milieu de nulle part, tels les chênes majestueux. Si par nos régions ils abritent du soleil ou de la pluie les troupeaux de montbéliardes, en Corse, les cochons noirs se nourrissent de leurs glands et si vous êtes patient, vous pouvez toujours planter un chêne truffier, attendre 5 ans et vous aurez peut-être plus de chance que de ramasser des morilles ? 

 De la même manière, vous trouverez aussi le tilleul au port tout aussi majestueux mais plus modeste, ses fleurs n'ont qu'une fonction calmante et se consomment en tisane mais ses feuilles en forme de cœur renversé sont symbole d'amour et de fidélité. La gourmandise nous perdra...

 Trêve de plaisanterie, nous voilà rendu à l’orée du bois, ne nous reste plus qu'à remonter jusqu'au village, promontoire privilégié pour admirer la forêt dans son ensemble. Un tableau grandeur nature composé d'acacias dont au printemps, les grappes de fleurs mellifères sont très prisées des abeilles et délicieuses en beignets, de frênes dont les feuilles composées ne changent pas de couleur en automne mais tombent très vite et dont les fruits secs en grappes sont appelés langues d'oiseau. Ils côtoient des hêtres ou foyards reconnaissables à leur écorce gris clair dont le fruit, la faine est comestible cru bouilli ou grillé (son goût est proche de la châtaigne ou du pignon de pin).

 Vous pourrez aussi distinguer quelques peupliers au port élancé, saviez-vous que c'était le général Bonaparte qui l'avait fait planter dans l'Est de notre beau pays ? des bouleaux ou bois de la boulange car il brûle très vite, des charmes aussi bien en isolé qu'en haie sous forme de charmilles, sans oublier nos sapins toujours verts qui ont inspiré traditions, croyances et superstitions... 

Avant de vous lasser,  j'arrête là ma litanie, à vous de compléter à votre guise le tableau en y ajoutant un rayon de soleil. J'avais bien pensé avancer la balade d'un jour pour profiter d'une météo plus clémente mais je ne voulais pas rater l'occasion de trinquer avec vous pour le beaujolais nouveau, santé et tout de bon...

 Chacun dans son coin perdu, nous sommes un peu comme des tribus isolées avec peu de contact vis-à-vis  du reste du monde qui se limite à l'horizon très proche de 1 km, n'auriez-vous pas envie d'aller voir au-delà si 'les dieux ne sont pas tombés sur la tête ? si il existe un monde parallèle ? Soyons fous, vous en saurez plus la semaine prochaine ...

Michèle













vendredi 13 novembre 2020

Balade fleurie et confinée le 12 novembre 2020

  Aujourd'hui, je vous propose une sortie fleurie, à la recherche de produits non essentiels chez dame nature très généreuse en toutes saisons. Il s'agit principalement de baies décoratives plus ou moins toxiques mais dont paradoxalement les oiseaux raffolent. Par les chemins, dans les haies qui bordent les pâtures, nous allons trouver notre bonheur, il suffira de se servir... Très vite, nous allons apercevoir deux espèces de lianes qui semblent courir à l'infini :

-le lierre, plante ornementale aux baies noires bleutées toxiques et aux fleurs jaune verdâtre, les dernières en saison à offrir du pollen aux abeilles

-la clématite vigne blanche ou clématite des haies aux fruits groupés qui semblent emballés comme dans un cocon blanc argenté très plumeux et léger qui finit dispersé par le vent tout au long de l'hiver. Il faut l'avouer, j'ai dû faire appel à notre éminent botaniste René pour trouver le nom de cette espèce classée dans les plantes grimpantes. Appelée aussi au Moyen-Age 'herbe à gueux' en effet les mendiants se frottaient avec ce végétal caustique pour montrer des plaies ulcéreuses qui engendraient la pitié et l’aumône. 

 Au milieu de ce fouillis végétal, se glissent ici et là quelques fusains d'Europe ou bois carrés aux baies roses et rouges qui résistent une partie de l'hiver, dont petits, nous faisions des colliers. Leurs branches servaient autrefois à fabriquer des aiguilles à tricoter.

 Nous y trouverons aussi quelques sureaux noirs ou arbres de Judas aux baies noires comme son nom l'indique. Surtout bien surveiller les enfants et leur interdire d'en manger. Par contre, la cuisson détruit la toxine et nous pourrons en faire du sirop voire de la confiture.

 Si nous levons les yeux, nous découvrirons le gui, plante parasite de certains arbres dont les fruitiers et le chêne, aux baies blanches, il est dispersé par les oiseaux. L'expression 'au gui l'an neuf' date du moyen âge, elle était prononcée par les enfants qui quémandaient quelque aumône. La tradition de s'embrasser sous le gui est symbole de prospérité et de longue vie, alors n'attendez point le premier de l'an, mieux vaut guérir que courir !

 Nous pousserons jusqu'en bordure de forêt pour y trouver le houx très décoratif, reconnaissable à son feuillage persistant d'un vert luisant aux bords épineux et à ses baies rouges. Il est une décoration très prisée à Noël.

 Nous voilà déjà bien chargés, aussi nous allons rentrer en coupant au droit à travers les près, en profiter pour cueillir avant les premières gelées, des fleurs de trèfle, de luzerne, de colza, des renoncules, marguerites, bleuets... 

 Nous voilà rendus, n'oubliez pas de passer par le jardin pour admirer les dernières roses et de grâce laissez là où ils sont, malgré leur belle couleur orangée, les soucis. Avec cette brassée de fleurs, les fleuristes en herbe que nous sommes, vont composer une joli bouquet tout en couleurs comme sait l'être l'automne et en dernier ressort, n'oubliez pas de vous laver les mains. 

'Un automne aux couleurs éclatantes permet de passer en douceur de la clarté à la froideur' P. Deuscher. 

Michèle












vendredi 6 novembre 2020

Balade des gens confinés le 5 novembre 2020

 Durant tout l'été, nous l'avons un peu zappée l'épée de Damoclès au dessus de nos têtes ! mais avec l'automne et le re confinement, pas moyen d'y échapper, nous voilà renvoyés dans nos foyers. Pour faire passer la pilule et rompre avec la grisaille ambiante, je vous propose une sortie gourmande dans les limites autorisées.

Munis d'une charmotte, profitons d'une timide éclaircie pour vagabonder à travers vergers et pâtures qui bordent le village et grappiller ici et là quelques douceurs à savourer sans compter.

Si nous avons de la chance, nous pourrons mordre à pleines dents dans une dernière pomme ou poire et par l'odeur alléchés glaner quelques coings mûrs à point pour en faire de la gelée, de la confiture voire une délicieuse pâte de fruits.

Nous pourrons aussi ramasser les derniers marrons (bogue à un seul fruit) qui sont une version modifiée des châtaignes (bogue à plusieurs fruits) en vue de les griller : chauds chauds les marrons chauds, de les accommoder en potage ou en délicieuse crème, de les transformer en marrons glacés voire de les garder pour accompagner la dinde à Noël... ou les déposer dans les armoires en guise d'antimites naturel.

Nous pourrons gauler quelques noix dont les cerneaux accompagneront agréablement vos apéritifs ou combleront un petit creux lors de vos pérégrinations dans la campagne environnante, attention à vos dentiers ! (pour le vin de noix c'est au printemps qu'il fallait y penser, n'est-ce pas M.Thérèse ?), ou concassés, ils aromatiseront agréablement vos pâtisseries.

Dans les haies, les noisetiers sont encore feuillés mais il y a déjà plusieurs semaines que les noisettes sont tombées et les écureuils sont passés avant nous. Ils côtoient des baies rouges qui attirent le regard, les cynorhodons ou gratte-cul brillent sous le soleil, fruits de l'églantier, des connaisseurs pour en faire de la confiture ? également des cenelles que j'appelais dans mon enfance 'poires du bon dieu' fruit de l'aubépine, farineux au goût insipide que nous laisserons aux oiseaux tout comme les grappes ratatinées de mûres sauvages fruits de la ronce dont le sirop est excellent contre les maux de gorge et des baies bleues argentées ou prunelles, fruit du prunellier sauvage ou épine noire, au goût acre qui fait grincer des dents et grimacer, à cueillir après les premières gelées, pour en faire de la liqueur voire une eau de vie peu ordinaire.

Aux abords des maisons, nous pourrons marauder quelques figues à consommer de suite et s'il nous reste un peu de place, passer par le jardin et récolter les dernières tomates vertes, il est grand temps, nous en ferons aussi une excellente confiture au goût de miel. Si, si, je vous l'assure, chacun va pouvoir tirer ses marrons du feu, sinon au besoin quémander l'aide d'une voisine, ah non, ce n'est plus autorisé ! alors ouvrir internet et en deux clics, toute une myriade de recettes apparaîtra, il n'y aura plus qu'à se servir. A vos fourneaux, pâtissez, confiturez et gardez comme la prunelle de vos yeux un échantillon de vos réalisations pour accompagner les crêpes à la chandeleur 2021.

'L'automne est le printemps de l'hiver' Toulouse-Lautrec, quelle belle saison mais combien éphémère alors vite profitez-en, sans oublier votre attestation, sortez et aérez-vous un max.

Michèle










samedi 31 octobre 2020

Neuchâtel Urtière le 29 octobre 2020

 Quelques 9 randonneurs téméraires ont défié ce jeudi les annonces météorologiques les plus  pessimistes pour se lancer dans l’ascension des Monts du Lomont et rejoindre la ferme « BEAUFILS », très belle propriété d’une trentaine d’hectares et disposant d’un magnifique point de vue sur la vallée menant à Saint Hippolyte. 

 Ce magnifique domaine et relai de chasse de plus de 30 hectares  est à vendre, avis aux amateurs !!!!

Passé ce cap, Michel  nous a emmené sur la crête du Lomont, à travers bois et tapis de feuilles  mortes d’une incomparable beauté, Maryse aurait  d’ailleurs souhaité s’y arrêter afin de peindre tant de splendeurs naturelles mais éphémères.

Arrivés à NEUCHATEL-URTIERE, au pied du château des seigneurs de NEUCHATEL,  si cher à notre historien  local Michel VILLEMIN, et confortés par quelques douceurs, nous avons pu cheminer à proximité de  champs et pâturages afin de rejoindre la gare de Pont de Roide,  accompagnés cette fois de quelques fines gouttes de pluie.

Merci à Alain, les baliseurs et tous les randonneurs  de continuer à faire vivre et prospérer le club et rendez-vous en 2021.

André D.









dimanche 25 octobre 2020

La Voyèze le 22 octobre 2020

 - A NOIRFONTAINE, route barrée, il faut prendre ROSIERES, PROVENCHERE, BELLHERBE et plonger sur la vallée du DESSOUBRE.

Départ de la rando : Parking de la VOYEZE

- Pas de tour de chauffe, çà grimpe sitôt sorti de l’auto. Très vite le village D’ORGEANS est traversé (472 m) il semble inhabité, seul un chien aboie tout content de ce faire la voie, faut dire que les occasions d’aboyer sont rares dans ces petits villages isolés ou peu de randonneurs passent. Cà monte toujours, les anoraks passent dans le sac à dos , certains sont en tee shirt.

Le château de L’ HERMITAGE construit en 1626 mérite une photo dans cette nature aux couleurs or et rouille. Même les sapins ont changé de couleur.  AH !  oui mais là, c’est pas l’automne !.....Pou r eux les sècheresses répétées ont mis fin à leur vert qui leur allait si bien.. 

En passant devant le resto :  Au coin du bois, qui porte bien son nom ( commune de MANCENANS  LIZERNE )  la dizaine de marcheurs que nous sommes salivent devant la carte des menus.  Non !!  Il est  10 h 45, c’est pas l’heure !  juste un petit biscuit et une gorgée d’eau pour calmer les estomacs.... 

Un poteau indique : Point de vue du CERNEUX à 50 m.  La récompense du randonneur ! avec vue sur la vallée du DESSOUBRE, les villages de VAUCLUSOTTE, VALOREILLE MONTAIGU et à gauche comme perché sur les hauteurs :  BELLHERBE. Un tableau de peinture devant nous !J EAN !  Tu peux venir avec ta toile et tes pinceaux, n’oublie pas les couleurs or, orange,rouille, elles occupent 50% panorama. 

A travers pâtures et sentiers nous arrivons au MONT de VOUGNEY, le FRIOLAIS. Nous y reviendrons après avoir mangé dans un coin aménagé sous les foyards centenaires. Pour le retour çà descend et çà descend à rendre jaloux des stations de montagne! Une vraie piste de ski ....

En passant devant la statue de Saint CLAUDE taillée à même le rocher , une pensée pour les pèlerins qui ont dû venir se recueillir et prier pour de bonnes récoltes ou autre....A force de descendre , à un moment donné j’ai eu peur que nous nous enfoncions dans les entrailles de la terre en passant par dessous le DESSOUBRE !  Mais non le voilà ! Nous allons d’ailleurs le longer jusqu’au PONT NEUF. Des petits coins sympas le long de cette rivière réputée pour la pêche à la truite avec des petites criques pour faire trempette l’été annoncent la fin de la rando.

C’est d’ailleurs là que, il y a quelques années, nous avions retrouvé PHILIPPE et FRANCOISE. Pour ceux qui ne le connaissent pas PHILIPPE assemble topos et photos sur notre site rudi rando . Grâce à lui nous pouvons suivre chaque semaine nos activités sur internet. Nos profondes reconnaissances à lui.

Le pont de la VOYEZE passé chacun remercie ALAIN, élément moteur du groupe. Le GPS affiche : 16,4 Km. Belle rando haute en couleurs !

  Bon vent à tous ! 

Christian D.