dimanche 18 octobre 2020

Petit tour à Frambouans avant d'attaquer "les gras doubles" le 15 octobre 2020

 Un gars du Haut-Doubs m'a dit «ici, il n'y a que 2 saisons : avant l'hiver et après l'hiver» vous comprenez mieux pourquoi en sortant de vos voitures au pied de l'église de Frambouhans aux alentours de 9 h15, il fait à peine 3 degrés, il bruine et une brume épaisse enserre le village.

  Les capes sont de rigueur, les couvre-chefs et les gants aussi. Une fois bien équipés, ils sont pressés de partir avant de geler sur pieds et bien avant que la demie ne sonne au clocher, du coup, à 3 nous avons failli rater le coche !

  C'est donc à 17 que la colonne s'ébranle une deuxième fois en direction de Maîche pour gagner après une bonne grimpette à travers la forêt, un des belvédères du Pays Horloger : le Faux Verger qui culmine à 985 m, d'où vous pourrez contempler à loisir et en toute saison la beauté majestueuse et sauvage des paysages du Haut-Doubs, ça fait rêver ! sauf que aujourd'hui, à défaut d'apercevoir les sommets du Jura, des Vosges et des Alpes, vous devrez vous contenter de contempler la pointe de vos godasses...

  Nous continuerons en empruntant la Fricotte, chemin de contrebande franco-suisse. Il faut savoir que le plateau de Maîche, pays du cheval comtois, terre traditionnelle du 'maîchard' comme on l'appelait autrefois contribue aujourd'hui, grâce à ses qualités d'élevage, à l'expansion de la race comtoise jusqu'à l'étranger. Cet animal de trait, était alors utilisé pour transporter des marchandises (bois, charbon...) au delà de la frontière, en même temps que des produits de contrebande ( café, tabac...) dissimulés dans des troncs évidés.

  Au sortir de la forêt, nous traverserons une pâture et comme à chaque fois que cela s'impose nous respecterons les gestes barrières, à savoir le dernier ferme la barrière, pour atterrir devant la ferme fleurie de Courtain, admirer son tuyé, pièce centrale typique de la région de Morteau où l'on fait fumer la viande, avant de bifurquer et continuer par la route tout en pente douce qui serpente dans la forêt. Aucune éclaircie, pas le moindre rayon de soleil pour sublimer les couleurs d'automne des feuillus qui côtoient le vert profond des sapins, mais aux abords de la ferme des Graviers, des montbéliardes et des comtois surpris par notre drôle de convoi colorent et animent le paysage.

  Une dernière montée avant de surplomber le village toujours plongé dans la même grisaille; dès que vous pourrez lire l'heure à l'horloge du clocher, en droite ligne vous apercevrez le Chasseral, tout le monde te croit Agnès mais pour le coup faudra revenir.

  Pas fâchés de nous débarrasser des vêtements de pluie, des chaussures détrempées, après un grand bol d'air qui nous a mis en appétit nous voilà repartis en voiture pour gagner le café de la gare aux Écorces où un repas savoureux et copieux nous attend. 7 autres randonneurs nous rejoignent pour partager par ailleurs cette bonne table! Comme chacun le sait, mon péché mignon c'est le jambon ! Je vous laisse mon dessert et j'en reprends une part...

  C'est au chaud et dans la bonne humeur que s'achèvera notre virée dans le Haut-Doubs. Merci à Agnès, tu as transformé une journée maussade en une journée agréable très conviviale. Agnès remercie Alain pour son implication lors des réservations sans oublier un merci collégial à la MPT pour sa participation.

  En attendant jeudi prochain et le soleil, prenez bien soin de vous.

Michèle























samedi 10 octobre 2020

Glay le 8 octobre 2020

 La rando de MONTBELIARDOT étant annulée, MARIE THERESE se propose pour la remplacer. Nous quittons donc les plateaux du Haut Doubs pour la vallée de GLAY. Les plies récentes ont eu pour conséquence de rétrécir au lavage le groupe de randonneurs Nous sommes 5 à nous retrouver devant la mairie. Il est 9 h 25, après avoir enjambé le Gland, la mise en jambe est immédiate, un “raidillon” nous mène dans la forêt de Châtel. En suivant le chemin forestier nous débouchons dans un petit val enherbé ou coule la Creuse (ruisseau détourné par la main de l’homme)  car les eaux se perdaient dans son tracé naturel. Ses petites cascades laissent entendre un doux murmure.  L’endroit est paisible, reposant, “C’est un trou de verdure ou chante une rivière, accrochant follement”.... Ah!  Les récitations du primaire!... La suite de la ballade est beaucoup plus triste, nous arrivons à la source de la Creuse ou se déroula un drame.  Quatre jeunes spéléologues furent coincés dans des galeries souterraines par la brusque montée des eaux suite à un orage.  Ils perdirent la vie, le plus jeune avait 16 ans. C’était le 11 novembre 1950. Une plaque fixée sur le rocher nous rappelle ce bien malheureux accident.

En arrivant à BLAMONT sous la maison de retraite on entend “pailler”  Les enfants sont en récréation, ils ont fait une petite fille prisonnière dans un coin de la cour.  C’est la prison me dit l’un deux. - Tu sais pas , tu vas libérer ta prisonnière et à la place tu y mettras ta maitresse. - On ne peut pas !  on a pas de maitresse !!!  C ‘est un maitre!.... Ah !  Les réponses des enfants.....Après avoir contourné la maison de retraite, on descend et là une curiosité de la nature :  Un arbre a poussé dans un mur de pierres, les racines ayant puisé leur nourriture entre les joints. C’est un marronnier, à voir les marrons qui tapissent le sol il se porte plutôt bien. En sortant du bois à Noire Combe une pancarte indique la grotte de la Tante AIRIE. Conte??  Légende??  ou réalité? qui abrita cette fée Montbéliardaise qui apportait des friandises à NOEL aux enfants sages??.... En arrivant à VILLARS les BLAMONT les cloches se mettent à sonner !!  Tout çà pour nous ?

Quel accueil !!  Marie Thérèse nous invite à casser la croute chez elle au chaud Quelle délicatesse !! Bon d’accord, les cloches c’était pas pour nous,  il était simplement midi. Après la pause ( 1 h 1/2) nos deux “gazelles” enclenchent le turbo à tel point qu’on les perd de vue. Le sentier des bornes de la principauté de Montbéliard est en vue, d’un coté l’ours de BERNE de l’autre la FRANCE, tantôt 2 m en SUISSE ,tantôt 2 m en FRANCE. Les arrêts pour boire un coup sont rares, en voyant une vache propulser un jet d’urine en marchant , je me dis :  si tu pouvais faire comme elle.... Faire pipi en marchant, tu ne perdrais pas le groupe!....

Le restaurant :  La Papèterie semble abandonné, la roue de son ancien moulin sur la petite rivière la DOUE tourne lentement comme ressuscitée par les dernières pluies. IL est 16 h 05 au clocher de GLAY , nous sommes arrivés .  Marie Thérèse est ravie, elle avait annoncé  16 Km, les podos indiquent le même chiffre :  19,3 Km . Quand vous allez chez le marchand de légumes, vous payé ce que vous avez dans votre panier si le vendeur vous en met  20% de plus, ceci gratuitement vous êtes content et vous dites Merci. 

MERCI  Marie Thérèse , tu nous a gâté.... 

Christian


















Peseux le 8 octobre 2020

  A proximité de la Barbèche et à 15 km de Pont de Roide, 16 randonneurs sous la direction de notre ami Gérard partent entre prairie et forêts à la découverte de cette petite commune d’une bonne centaine d’âmes qui s’appelaient en 1227 « Les Pésuellos », après une belle descente dans les pâtures environnantes nous rencontrons les premiers feuillages d’Automne avec de magnifiques couleurs .   Après une belle montée dans les bois du Grand Lomont, et avant de redescendre sur Rosières sur Barbéche, nous avons un beau point de vuesur les villages alentours dont Vernois les Belvoirs. Nous voici en vue de Rosières sur Barbèche que nous traversons en appréciant quelques belles décorations devant quelques maisons du village .Une belle remontée en forêt en direction de la Chapelle de St Grat datant de 1870 et un petit arrêt pour se désaltérer , nous redescendons sur le village de Peseux avec une petite halte sous des noyers, questions de faire une petite provision.

  C’est l’heure de faire la pose déjeuner et Annie et Gérard nous accueillent dans leur villa secondaire, un accueil au petit soin avec table sous abris, chaises apéritif , café et gâteaux ( de fabrication artisanale concoctés par Annie), la pose a duré un peu plus longtemps qu’à l'accoutumé. Bien rassasiés nous repartons par une légère montée en passant devant l’église du village datant de 1745 et en direction du Mont Chevriers altitude 782 m que nous atteignons après un bel effort et un  beau point de vue sur la commune de Solemont ou nous apercevons Jean Marie en train de ramasser ses pommes. Et le retour au village en passant par le lieu dit «  Les Rondots », une belle ferme d’élevage très moderne contenant du très beau matériel agricole.

La surprise allait arriver en longeant quelques belles pâtures et beaucoup de belles Montbéliardes mais aussi énormément de petits points blancs ….. mais c’est des rosés des prés , alors après une belle cueillette (plusieurs kilos), nous rejoignons notre parking en remerciant encore Annie et Gérard pour cette belle balade de 13 km et 388 m de dénivelé sans pluie et même avec quelques belles éclaircies.

Michel D.